Résultats et recommandations: Enquête sur les conditions d’emploi des personnels non permanents de l’Enseignement Supérieur et la Recherche

Communiqué de Presse Montpellier, le 26 juin 2017

http://sciencesenmarche.org/fr/wp-content/uploads/2017/06/270617-bilan-enquete-SeM-Emploi-non-permanent.pdf

Sciences en Marche a conduit une enquête en ligne à l’automne 2015 auprès des personnels contractuels et vacataires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR). Plus de 5500 personnes, majoritairement des docteurs, doctorants et diplômés de master, en CDD ou vacataires dans les laboratoires et universités publics, ont témoigné sur leur situation professionnelle et son impact sur leur vie privée.

Au moment où le Président de la République invite les chercheurs étrangers à s’installer dans notre pays en mettant en avant:  » a welcoming environment to help them fulfill their goals and reach great scientific achievements », les résultats de cette enquête suggèrent que la dégradation de l’emploi scientifique public conduit actuellement à une démotivation des plus jeunes – et normalement plus dynamiques – acteurs de ce secteur vital pour notre pays. Les commentaires révèlent la détresse d’une génération qui se sent sacrifiée.

Si l’Etat est le premier responsable de la crise actuelle de l’emploi scientifique, le secteur de la R&D privée, trop éloigné du monde académique et peinant à investir en dépit du très généreux Crédit d’Impôt Recherche dont il bénéficie, partage cette responsabilité.

Nous espérons que le nouveau chef de l’état, qui semble sensible à l’importance géopolitique et économique de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur, aura à coeur de mettre en place une politique qui redonnera à la recherche scientifique et à l’enseignement supérieur son attractivité auprès des jeunes.

Ce document formule des propositions pour résorber à brève échéance les situations professionnelles les plus critiques, et pour augmenter et diversifier à plus long terme les débouchés publics et privés des non permanents de l’ESR, afin de faire pleinement bénéficier la société de leur expérience, et de ne pas reproduire la situation actuelle.

Ces recommandations ont pour ambition d’amorcer une réflexion plus large sur le rôle et la place des scientifiques et des laboratoires publics dans la société. Nous appelons le Ministère de la Recherche, de l’Enseignement Supérieur et de l’Innovation à organiser une large conférence nationale sur l’emploi scientifique afin de repenser l’ensemble de la structure et des flux de l’emploi scientifique au sein de l’ESR, et avec les autres administrations de l’état et le secteur de la R&D privée.

Du succès de cette conférence et de la mise en oeuvre de ses conclusions, plus que d’effets d’annonces médiatiques, dépendra l’attractivité nationale et internationale des laboratoires et universités françaises.

Résultats principaux de l’enquête Sciences en Marche 2015 sur les non-permanents de l’ESR

L’enquête décrit les conditions d’emploi d’une population de plus de 5500 répondants qui comptent parmi les personnes les mieux qualifiées de leur génération : 92% sont diplômées d’un master, 57% d’entre elles ayant de plus un doctorat. Les répondants sont donc très majoritairement des cadres. La plupart consacrent leur activité à la recherche, seuls 8% des répondants étant enseignants contractuels (ATER) ou vacataires. Toutes les disciplines sont représentées, avec une nette surreprésentation des sciences biologiques.

L’emploi sur contrat temporaire (CDD, vacations), souvent présenté comme une phase transitoire de début de carrière, constitue pour beaucoup de répondants une situation durable dont la sortie est difficile. Ainsi près de 50 % des répondants ayant leur dernier diplôme depuis 3 à 5 ans n’ont passé aucun concours de la fonction publique, considérant sans doute que la compétition pour le petit nombre de postes ouverts au concours rend leur dossier insuffisamment compétitif. Le fort cloisonnement entre secteurs public et privé (80% des doctorants et post-docs n’ont aucune expérience dans le privé, moins de 5% des contractuels de l’ESR sont rémunérés par des industriels) limite également les candidatures dans le privé. Ce double obstacle crée un engorgement qui prolonge la période d’emploi non-permanent, dont le financement est assuré par de multiples sources, l’Agence Nationale pour la Recherche ne couvrant que 20% des contrats à durée déterminée des répondants.

Les conditions d’emploi non-permanent sont souvent inadaptées, contre-productives, voire indignes. Alors que la haute technicité des métiers scientifiques demande une certaine stabilité des personnels, plus de 40% des post-docs et 60% des ITAs ont un contrat de travail d’une durée inférieure à un an. 60% des vacataires d’enseignement, une population particulièrement fragile, sont payés plus de 4 mois après leurs enseignements. Le chômage est même devenu partie intégrante des carrières scientifiques, y compris pour celles et ceux qui réussissent à obtenir un poste de titulaire ou de CDI dans l’ESR : 70% des titularisés après 2011 ont connu une période de chômage, contre 30% des titularisés avant 2001. Ces conditions d’emploi dégradées, souvent précaires, impactent fortement la vie personnelle. Seuls 40% des répondants non permanents de la tranche d’âge 31-40 ans ont des enfants, contre 60% des répondants sur poste permanent de la même tranche d’âge. On ne peut dès lors s’étonner de la désaffection croissante pour les formations par la recherche, en particulier le doctorat[1].

La loi Sauvadet a été promulguée pour résorber les situations d’emploi précaire dans la fonction publique. Si elle a été efficace pour les personnels des catégories B et C, peu représentés dans l’enquête, ses conditions d’application sont rejetées par 80% des répondants, principalement des catégories A/A+ où les CDIsations et titularisations ont été très rares. Les conditions d’application opaques de cette loi sont vécues par les répondants comme imposant des limites excessives à la période d’emploi non-permanent, sans pour autant faciliter leur accès à un emploi permanent. L’impression qui ressort des commentaires est que de nombreux non-permanents préfèrent continuer à exercer leur métier dans des conditions précaires plutôt que se réorienter vers d’autres carrières plus stables.

Néanmoins, celles et ceux, principalement des docteurs, qui se sont dirigés vers le privé, initialement souvent par défaut, et y ont obtenu un emploi sont souvent satisfaits, leur expérience de recherche y étant bien reconnue. Certain-e-s n’hésitent pas à dire que le passage dans le privé a été leur meilleure décision professionnelle. Ainsi, une fois franchie la barrière à l’embauche, les parcours de docteurs en entreprise semblent au moins aussi satisfaisants que les carrières académiques. Certains commentaires suggèrent néanmoins des abus dans le secteur privé, concernant par exemple des emplois soutenus par le Crédit Impôt Recherche.

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Globalement, l’enquête révèle un très fort niveau d’angoisse, de démotivation, et de défiance des non-permanents vis-à-vis de leurs conditions d’emploi et de reconnaissance professionnelle dans l’ESR, et de leurs perspectives à long terme. Les commentaires, souvent poignants, révèlent une profonde détresse. La question de l’attractivité de l’ESR est clairement posée.

Résumé des recommandations de Sciences en Marche sur l’emploi scientifique

Les conclusions de cette enquête, et la baisse observée des inscriptions en première année de doctorat, indiquent que la situation actuelle de l’emploi scientifique public conduit à une désaffection et une perte de motivation dans ce secteur vital pour notre pays.

Les recommandations suivantes forment une base de discussion pour une nécessaire conférence nationale sur l’emploi scientifique. Elles illustrent la complexité du problème, et la difficulté de le circonscrire au seul périmètre de l’ESR. C’est l’ensemble de la structure et des flux de l’emploi scientifique dans l’ESR, les autres services de l’état et le secteur de la R&D privée qu’il convient de repenser, pour renforcer l’attractivité et les débouchés des carrières scientifiques. Il faut à la fois trouver des solutions rapides pour résoudre les nombreuses situations professionnelles actuelles dramatiques, et réfléchir sur le long terme pour que la même situation ne se reproduise pas dans quelques années.

1) Les missions permanentes doivent être assurées par des fonctionnaires

Actuellement, on estime qu’environ 25000 personnels, principalement ITA, remplissent des missions non limitées dans le temps. Les limites, nécessaires dans le contexte français, à la durée de l’emploi non permanent conduisent à écarter de manière injuste de l’emploi des personnels compétents souvent de haute technicité. Elles forcent également les laboratoires à une perte de temps conséquente, devant sélectionner puis former de nouveaux personnels. Nous proposons de titulariser les personnels non permanents assurant des missions permanentes depuis plusieurs années par des dispositifs particuliers du type des « examens professionnels réservés »[2] mis en place dans le cadre de la loi Sauvadet, en veillant à ce que le nombre, la nature et le financement public des postes ouverts permette de résorber effectivement l’emploi non permanent sur missions permanentes sans mettre en difficulté financière les établissements employeurs.

2) Mettre en place un observatoire de l’emploi scientifique, centralisant les efforts insuffisants actuels et doté des moyens et compétences nécessaires au recensement précis sur le long terme du nombre global de personnels de l’ESR contractuels et vacataires, de leurs conditions de travail, de la durée des contrats, de la pérennité des fonctions occupées, de leur niveau de responsabilité et de satisfaction et de leur historique d’emploi. Cet observatoire, doté d’un pouvoir d’auto-saisine, aura aussi pour mission de documenter l’origine et le cursus des personnels titulaires, le niveau de mobilité entre l’ESR, les autres services de l’état et le secteur privé, et les niveaux de responsabilités atteints dans ces secteurs.

3) Mettre en place un plan pluriannuel ambitieux d’emploi titulaire dans l’ESR, concernant les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche. Dans l’enseignement supérieur, il doit a minima permettre une croissance de l’emploi titulaire équivalente à celle de la population étudiante afin, toujours a minima, de maintenir le taux d’encadrement actuel déjà insuffisant. Dans les organismes, ce plan doit soutenir le nécessaire rajeunissement des personnels chercheurs et de soutien à la recherche. La création de 5000 postes nouveaux par an (en plus du remplacement des sortants) est proposée pour un coût d’environ 11 milliards d’euros sur la période 2018-2025, qui peut être financé en partie par un meilleur encadrement du Crédit Impôt Recherche, et en partie par une diminution de l’enveloppe dédiée à l’emploi contractuel.

4) Faciliter l’accès des non-permanents de l’ESR à des carrières attractives dans les autres administrations et dans le secteur privé. L’emploi dans l’ESR doit être considéré comme une formation par la recherche autant que pour la recherche. Un accroissement de la mobilité des personnels de l’ESR vers des postes attractifs dans le secteur privé et les trois fonctions publiques contribuerait à la fois à la résorption de la précarité dans l’ESR et améliorerait la pénétration de la culture et des méthodes scientifiques dans les entreprises et les services de l’état. Nous proposons pour cela d’améliorer la connaissance de l’entreprise apportée par les formations universitaires généralistes, de développer le dispositif CIFRE, notamment en direction des services de l’état et des associations[3], de conditionner ou plafonner l’éligibilité au Crédit d’Impôt Recherche à l’emploi de jeunes docteurs, de faciliter les recherches partenariales et les échanges de personnels entre l’ESR et le privé, et de faciliter l’accès des jeunes docteurs aux grands corps d’état.

5) Améliorer les conditions d’emploi non-permanent dans l’ESR. Les circuits de paiement des contrats et vacations universitaires doivent être optimisés, et les non permanents rémunérés à un niveau de salaire au moins égal à celui des titulaires de qualification et expérience professionnelle équivalente. Leur niveau de protection sociale doit atteindre celui des contractuels du secteur privé. Nous proposons d’améliorer le suivi Ressources Humaines des contractuels de l’ESR pour les aider à définir leur projet professionnel, et leur éviter un enfermement dans l’emploi non permanent et mettre à disposition à tous les niveaux de qualification des formations de type doctoriales à la valorisation des expériences de recherche. Tout en respectant la durée maximale légale d’emploi en CDD à 6 ans, la durée moyenne des CDD doit être allongée pour permettre l’aboutissement des missions confiées. Enfin, nous prônons une meilleure reconnaissance par les permanents du travail et de l’implication de leurs collègues contractuels et vacataires.

6) Mieux penser les mesures de résorption de la précarité dans l’ESR. Si les lois Le Pors et Sauvadet ont permis la titularisation de milliers de contractuels dans les universités, elles ont eu peu d’impact dans les EPST par manque de moyens alloués pour son application (budgets, nombre d’emplois titulaires). Elles ont par ailleurs été principalement efficaces pour les agents de catégories C et B, beaucoup moins pour les catégories A, et n’ont que très marginalement concerné les catégories A+. La loi Sauvadet a par ailleurs été l’objet d’interprétations diverses (Exemple : la position jusqu’en 2015 de l’INRA sur la période de la thèse), et de la mise en place par les administrations de mesures « d’autoprotection » plus strictes que la lettre de la loi, notamment pour les post-doctorants. Les succès et échecs de cette première expérience doivent être analysés en détail avant toute nouvelle tentative de résorption de la précarité dans l’ESR par voie législative.

ECHOS de l’enquête dans la PRESSE:

-Science Careers 7 aout 2017: http://www.sciencemag.org/careers/2017/08/toll-short-term-contracts

-Le Monde Science 13 juillet 2017: http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/07/13/une-photographie-de-la-precarite-dans-les-laboratoires_5159873_1650684.html

-« No future ?  »  https://academia.hypotheses.org/3348

- http://huet.blog.lemonde.fr/2017/06/29/leffort-de-recherche-francais-stagne/

- http://blog.educpros.fr/doctrix/2017/06/27/sciences-en-marche-recommande-de-faciliter-lacces-des-docteurs-a-des-carrieres-attractives/

- http://blog.educpros.fr/doctrix/files/2017/06/270617-bilan-enquete-SeM-Emploi-non-permanent.pdf

– AEF L’ANR a une part « minoritaire » dans les contrats temporaires de l’ESR (enquête de Sciences en marche)
Par René-Luc Bénichou – Le vendredi 30 juin 2017 – dépêche n°564779
Sciences en marche publie les résultats d’une enquête sur « les conditions d’emploi des personnels non permanents de l’enseignement supérieur et de la recherche », mardi 27 juin 2017, dont la principale conclusion retenue par le collectif est qu’elle reflète « la détresse d’une génération qui se sent sacrifiée ». « L’éclatement des sources de financements » des contrats temporaires et « la part minoritaire de l’ ANR  » dans ces contrats sont deux enseignements que livre l’enquête, à laquelle ont répondu « plus de 5 000 personnes ». Le rôle de l’ANR « est donc plus faible que nous ne nous y attendions », constate ainsi Sciences en marche. Par ailleurs, les réponses soulignent que telle qu’elle est mise en œuvre dans l’ ESR , l’application de la loi Sauvadet est « néfaste ou gênante ».
Lire la suite

- http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/esr-des-personnels-non-permanents-en-grande-detresse.html

[1] http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/reperes/telechar/rers/rers2016/rers-2016chap111.pdf

[2] https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027530623&dateTexte=&categorieLien=id

[3] Par exemple: http://www.hesam.eu/blog/1000-doctorants/

 

La marche pour les sciences à Strasbourg samedi 22 avril

MPS Strasbourg Annick Mischler b MPS Strasbourg Klaus Stoeber 1b MPS Strasbourg Klaus Stoeber 2b MPS strasbourg Milene Wendling b

Bonjour à vous tous, marcheuses et marcheurs pour les sciences,

Certains d’entre vous sont venus de Mulhouse, de Colmar, vous avez peut-être aussi croisé les stagiaires en licence professionnelle de Tours ou encore le couple de jeunes néerlandais avec leur bébé qui tenaient à marcher pour les sciences pendant leurs vacances ! Des retraité-e-s, des étudiant-e-s, des chercheur-e-s confirmé-e-s, des personnels de recherche des universités, de l’Inserm, du CNRS, de l’INRA, des enseignant-e-s, de tout jeunes passionnés de sciences, un contingent non-négligeable de médiateurs et médiatrices des sciences et d’autres encore : 350 personnes selon la police, nous avons sans doute été plus nombreux au plus fort de l’animation place Kléber. Notre stock de 250 autocollants au logo de la marche a vite été épuisé ainsi que ceux de la société française de physique.

Sachez que nous étions plus de 12 000 citoyens dans les marches en France https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/marche-pour-les-sciences-le-happening-de-montpellier-photographie-de-l-espace_112430 et plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le monde (si l’un d’entre vous trouve le décompte, communiquez-le nous svp). Nos messages étaient communs sur toute la planète : pour un florilège de photos rendez-vous sur le site du magazine Science :http://www.sciencemag.org/news/2017/04/march-science-live-coverage

C’est à travers les mots de Jane Hirshfield que nous avons rappelé la triste origine de la marche pour les sciences. Vous pouvez retrouver ce poème ici : https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/230417/le-cinquieme-jour-poeme-de-la-marche-pour-les-sciences
Nous n’étions certes pas des chanteurs mais nous n’étions pas pour autant silencieux samedi, ayant couché notre parole sur de nombreux cartons !
Sciences et non silence, avons-nous été entendus ?

Le niveau de couverture médiatique locale de l’évènement est à l’image de la reconnaissance de l’importance des sciences et de la démarche scientifique dans notre démocratie …

Plusieurs vidéos sont sur youtube ainsi que:
http://www.dna.fr/education/2017/04/23/je-science-donc-je-suis
http://www.dna.fr/sciences/2017/04/23/mobilisation-mondiale-pour-la-science
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/la-science-n-est-pas-une-opinion-300-manifestants-la-marche-pour-les-sciences-strasbourg-1492875134
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/95897
https://histoiresduniversites.wordpress.com/2017/04/22/a-strasbourg-les-sciences-marchent/
Si quelqu’un possède le lien vers le 19/20 de France3 Alsace du samedi 22, merci de nous l’envoyer, vous gagnerez un petit cadeau !

Un grand merci aux photographes amatrices et professionnels qui ont couru pour les sciences tout le long du cortège.
Nous avons compilé leurs photos et vidéos de l’évènement que vous pouvez partager ici:
https://drive.google.com/drive/folders/0By5BINMUvK1-ZlFpSDZhRkFUZGc?usp=sharing

Un grand merci aux soutiens de la Marche pour les Sciences de Strasbourg qui a reçu une aide logistique de l’Université de Strasbourg, de l’Université de Haute-Alsace mais aussi de l’association des Doctorant-e-s et docteur-e-s en Sciences humaines et sociales d’Alsace-DOXTRA, de Pint of Science et de la Ville de Strasbourg.

La journée s’est ainsi clôturée autour d’une Pint of Science : on a parlé de l’histoire de l’informatique, depuis les abacs en Mésopotamie jusqu’au deep learning, et du système de financement de l’université. Il y a aussi eu un quiz sur plein d’anecdotes de l’histoire de l’informatique, et c’était vraiment amusant et sympathique.
Comme nous l’avons lu sur les marches du Palais universitaire, la Marche est aussi un début. Nous étions en contact avec les organisateurs américains, les organisateurs européens sont en train de se rassembler et le comité d’organisation de la marche en France souhaite en particulier lancer, avec tous les soutiens, la rédaction d’un livre blanc pour contribuer à la réalisation des idées qui nous ont rassemblées ce samedi 22 avril 2017, Jour de la Terre :

–       Défendre la démarche scientifique face aux opinions arbitraires et aux idées préconçues

–       Préserver l’indépendance des recherches publiques

–       Encourager le développement de la pensée critique, en particulier dans l’enseignement primaire et secondaire

–       Promouvoir la culture scientifique et développer les sciences participatives

–       Amener les politiques à mieux prendre en compte les résultats scientifiques dans leurs projets et décisions

Le comité d’organisation de la Marche pour les Sciences à Strasbourg vous remercie tous d’être venus samedi.

JEUDI 20 AVRIL 17H30-19H30 Institut Lebel amphi A2 campus de l’Esplanade

logo je marche pour les sciences petitREUNION D’INFORMATION et D’ECHANGES pour tous

ET d’ORGANISATION avec les volontaires

Nous avons besoin de volontaires
Les VOLONTAIRES participeront à
–       tenir les tables et stands place Kléber
–       encadrer les activités
préparation de pancartes
prises de paroles « qui suis-je, pourquoi je marche »
–       assurer le déplacement du cortège
–       préparer la tribune du Palais U
–       porter les banderoles
–       organiser les prises de photo
–       chanter et faire du bruit

SAMEDI 22 AVRIL
Rassemblement 
14h : Place Kléber.
Pas de sac-à-dos, mais si possible T-Shirt de la Marche, pleins de pancartes
Palais Universitaire : La parole à des « marcheurs » scientifiques et citoyens, célèbres et anonymes. En quelques phrases : « qui suis-je, pourquoi je marche »
Pint of Science au Café Michel: 17h30 : De Einstein à Steve Jobs, les sciences digitales sont-elles fondamentales ?
https://www.facebook.com/events/103292116867237/
https://www.facebook.com/ScienceMarchStrasbourg/
https://twitter.com/MPS_strasbourg/

Marche pour les Sciences du 22 avril : tous concernés !
Citoyens et scientifiques unis contre l’obscurantisme ! La Marche pour les Sciences ( «March for Science ») est un événement mondial qui aura lieu le 22 avril dans plus de 500 villes, une centaine en Europe, dont au moins 20 en France.
La Marche pour les Sciences ne concerne pas que les chercheurs : les problèmes qu’elle soulève et ses revendications concernent tou-te-s les citoyen-ne-s.

Grand rendez-vous non partisan qui réunit les citoyens et les scientifiques,
la Marche pour les Sciences a quatre objectifs principaux :
Défendre l’indépendance et la liberté des recherches scientifiques publiques
Promouvoir un meilleur dialogue entre sciences et société
Renforcer la culture scientifique et refondre l’enseignement des sciences
Renforcer l’emploi de méthodes et résultats scientifiques dans le processus de décision politique

Est-ce une marche contre Donald Trump ? Le mouvement « March for science » a été initié aux Etats-Unis en réaction aux positions anti-scientifiques, climato-sceptiques et anti-environnementales du président Trump. Mais nous ne marchons pas contre le Président Trump! Aux Etats-Unis, ses propos ont cristallisé un mouvement dont les racines sont bien plus profondes et anciennes, notamment en ce qui concerne le déni des changements climatiques. Dans de nombreux pays, les difficultés pour pratiquer et faire entendre les sciences dans le débat public sont croissantes. En France, la Marche pour les Sciences dénonce notamment l’absence des sciences dans les débats de l’élection présidentielle, alors que les enjeux scientifiques de ce XXIème siècle sont majeurs dans les domaines de l’environnement, de la santé ou de l’intelligence artificielle pour ne citer que trois exemples.

Quel est le lien entre la Marche pour les Sciences et le Jour de la Terre ? La date du 22 avril, Jour de la Terre (« Earth Day » célébré depuis 1970) a été choisie aux Etats-Unis pour des raisons symboliques. Concernant les changements climatiques et les politiques énergétiques et environnementales, le gouvernement américain a pris des positions qui font fi des résultats scientifiques, qui font pourtant consensus à l’échelle de la planète. La Marche pour les Sciences n’est pas pour autant limitée aux revendications environnementales, elle implique toutes les disciplines scientifiques  (y compris les sciences sociales) et tous les citoyens.

La défense de la recherche scientifique, en quoi cela me concerne ? Les sciences sont tellement omniprésentes dans notre quotidien que nous les considérons comme des acquis. Nous oublions ce que nous leur devons, et fermons aussi souvent les yeux sur les problèmes que certaines de leurs applications soulèvent. Mais sans le patient travail de fond des scientifiques, sans leur méthode fondée sur l’analyse et la mesure de faits vérifiables, comment concilier sur le long terme croissance démographique, développement humain et démocratie, avec la finitude et l’inégalité de la répartition des ressources de notre planète ? Les sciences et les connaissances auxquelles elles donnent accès doivent rester un bien commun, partagé avec les citoyens, au service du monde futur dans lequel vivront nos enfants. Elles doivent être inclusives et leur application ne peut se faire sans débat public approfondi.

La culture scientifique, ça sert à quoi ? Il est nécessaire que tous les citoyens aient une culture scientifique pour que chacun puisse disposer des informations et outils de réflexion nécessaires pour comprendre les enjeux et donner son avis sur tous les sujets qui le concernent, en particulier ceux liés à la santé et à l’environnement. La culture scientifique est l’un des piliers d’une véritable démocratie: elle permet de détecter les biais dans les discours de puissants lobbies comme par exemple ceux du tabac, des énergies fossiles, des pesticides ou des perturbateurs endocriniens.

Pourquoi la recherche doit-elle être indépendante et libre ? La parole et le travail des scientifiques doivent être protégés de l’action des groupes de pression économiques, politiques ou religieux. Pour revenir à la situation américaine, la nouvelle administration a cherché à détruire des données sur le climat et ne veut plus financer les études sur la protection de l’environnement. Comme le disait Barack Obama : «  les scientifiques doivent être écoutés lorsque ce qu’ils disent dérange, surtout lorsque ce qu’ils disent dérange ». Enfin, la plupart des grandes découvertes scientifiques sont le fruit du hasard et non d’une planification des découvertes. La liberté est en sciences aussi une vertu!

Pourquoi les décisions politiques devraient-elles prendre en compte les résultats scientifiques ? Les discours politiques construits sur des affirmations idéologiques rencontrent un succès médiatique inédit, alors que ceux qui se fondent sur des résultats construits par la collecte d’informations et leur analyse rationnelle sont devenus inaudibles. Or la démarche scientifique est universelle : elle ne dépend ni des intérêts économiques, ni des croyances, ni des idéologies.
Face aux urgences sanitaires, climatiques, écologiques, migratoires, face au rythme fulgurant du progrès technologique, l’absence des thèmes scientifiques des débats de la campagne présidentielle nous interpelle. Elle est révélatrice du fossé grandissant qui sépare les enjeux scientifiques urgents de ce XXIème siècle et la compréhension qu’en ont les décideurs politiques et les citoyens.
La Marche pour les Sciences demande que les responsables politiques (dont les candidat-e-s à l’élection présidentielle) se penchent enfin sur la place des sciences dans notre société, et ouvrent le débat sur les moyens permettant à la recherche et à l’enseignement des sciences de contribuer efficacement à la construction d’un avenir plus respectueux et équitable pour l’humanité.

Comment participer à la Marche? Diffusez l’information!
Faites circuler ce message autour de vous, parmi vos proches : le succès de la Marche tiendra largement à notre capacité à mobiliser bien au delà du monde des scientifiques de métier et des universitaires.

Avec qui marcherez-vous? Près d’une centaine d’organisations soutiennent déjà la marche :
·        Des associations de médiation scientifique comme les Petits Débrouillards, les Cafés des Sciences, le festival Pint of Science , le laboratoire communautaire la Paillasse, la Fondation la Main à la Pâte,  l’Association des Musées et centres pour le développement de la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (AMCSTI).
·        Des associations citoyennes de défense de l’environnement comme l’association BLOOM de défense des océans, la Ligne pour la Protection des Oiseaux, la Fondation pour la Recherche en Biodiversité , l’association le Jour de la Terre ou les Economistes Atterrés.
·        Des personnalités, scientifiques ou non, dont la navigatrice Isabelle Autissier et la co-présidente du groupe de travail no 1 du GIEC, Valérie Masson Delmotte, ou le directeur scientifique de Tara Océans, Eric Karsenti.
·        L’Union des professeurs de sciences de classes préparatoire (UPS), l’Union des Professeurs de Physique et Chimie (UdPPC), L’Assemblée des directeurs d’instituts de recherche sur l’Enseignement des Mathématiques (ADIREM)
·        > 30 sociétés savantes couvrant tous les grands domaine de la recherche académique.
·        L’association des Journalistes Scientifiques de la Presse d’Information (AJSPI) et plusieurs journalistes scientifiques dont Mathieu Vidard et Axel Villard de la Tête au Carré, Nicolas Martin de la Méthode Scientifique, les combats pour les sciences et le journalisme scientifique étant intimement liés.
·        L’Académie des Sciences, le Conseil Stratégique de la Recherche, 8 organismes de recherche nationaux (CNRS, INRIA, INSERM, INRA, IRD, CEA, IRSTEA, BRGM), le Collège de France, les Instituts Pasteur et Curie.
·        La Conférence des Présidents d’Universités (CPU), la Conférence des Directeurs d’Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), la CURIF et un nombre croissant d’universités et de grandes écoles.
·        Les syndicats de l’ESR (sntrs-CGT, sgen-CFDT, SNESUP-FSU, SNCS), l’association Sciences en Marche, l’ association nationale des docteurs (ANDès) et la Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC)
Pour ramener un peu d’esprit des lumières dans la société, marchons pour les sciences le 22 avril, avec les citoyen-ne-s de plus de 40 pays!

SeM soutient la Marche pour les Sciences

MPSMARCHONS POUR LES SCIENCES!
Initiée aux Etats-Unis en réponse aux multiples prises de positions anti-scientifiques du nouveau président des Etats-Unis, la Marche pour les Sciences (March for Science) aura lieu le 22 avril 2017, Jour international de la Terre (ONU), et mobilisera près de 300 défilés dans plus de 20 pays.
En France, les enjeux scientifiques, par exemple ceux liés au changement climatique, sont largement absents des débats de la campagne présidentielle. En revanche, les discours politiques construits sur des affirmations idéologiques rencontrent un succès médiatique inédit, pendant que ceux qui se fondent sur des résultats construits par la collecte d’informations et leur analyse rationnelle sont devenus inaudibles. Les sciences constituent pourtant un des piliers de la démocratie.

LE 22 AVRIL, MARCHEZ AVEC NOUS POUR :
° Soutenir la démarche scientifique face aux opinions arbitraires et aux idées préconçues
° Exprimer le soutien citoyen à l’indépendance des recherches publiques
° Renforcer le dialogue entre sciences et société, entre scientifiques et citoyens
° Consolider, dès l’école jusqu’à l’université, la maîtrise des connaissances et outils nécessaires au raisonnement scientifique afin de développer la pensée critique des jeunes, mais aussi pour former de futurs scientifiques
° Promouvoir la culture scientifique et les sciences participatives
° Amener les politiques à mieux prendre en compte les résultats scientifiques dans leurs projets et dans leurs décisions

NOUS REJOINDRE : pour marcher le 22 avril à Strasbourg
Sur Facebook : https://www.facebook.com/events/103292116867237/
Sur Twitter : https://twitter.com/MPS_strasbourg/
Googlegroup de Strasbourg : https://groups.google.com/forum/#!forum/strasbourg-marchepourlessciences

ILS NOUS SOUTIENNENT
Pint of Science, Les Petits Débrouillards, Cafés des Sciences, BLOOM, La Méthode Scientifique (France Culture), La Tête au Carré (France Inter), les organismes de recherche CNRS, INSERM, CEA, INRA, INRIA, INSERM, IRD, la Conférence des Présidents d’Université, de nombreuses sociétés savantes en physique, mathématique, biologie, sociologie, sciences politiques, histoire, lettres… et bien d’autres !

FINANCEMENT PARTICIPATIF
https://www.leetchi.com/c/marche-pour-les-sciences

Rendez-vous sur notre site www.marchepourlessciences.fr

En finir avec la précarité dans l’ESR : pétition et semaine d’action du 10 au 15 octobre 2016

Pétition en ligne, à l’initiative du collectif des travailleur-e-s précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche, dont DICENSUS (Défense et Information des Chercheurs et Enseignants Non-Statutaires (CENS) de l’Université de Strasbourg) est partie prenante.
http://precairesesr.fr/en-finir-avec-la-precarite-dans-lenseignement-superieur-et-la-recherche-esr/

En finir avec la précarité dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche

Pétition adressée au Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), par le Collectif des travailleur·e·s précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Depuis plusieurs mois, en lien avec le mouvement social contre la loi « Travail », les travailleur·e·s précaires de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) se mobilisent, se fédérant désormais nationalement après des années de luttes locales, pour conquérir de nouveaux droits et faire respecter ceux existants.

33% des personnels de l’ESR sont des agent·e·s précaires (40,9% chez les personnels de bibliothèque, technicien·ne·s, ouvrier·e·s, social, santé – BIATOSS) et les contractuel·le·s représentent plus de 30% des enseignant·e·s (un chiffre sous-évalué puisqu’il ne prend pas en compte les chargés d’enseignement vacataires). Tandis que 7150 emplois titulaires ont disparu depuis 2009, le nombre de contractuel·le·s augmentait de 16 600. Ce constat alarmant est le symptôme d’une précarité qui fait office de système de gestion de l’ESR, qui invisibilise les précaires et affaiblit les protections sociales de l’ensemble des agent·e·s, titulaires ou non, en les mettant en concurrence. Ce système met en danger la recherche et la qualité des enseignements dispensés. Dernier exemple, le ministère a décidé pendant l’été de diminuer de 574€/an le salaire des doctorant·e·s contractuel·le·s enseignant·e·s (arrêté du 29 août 2016), ce qui viendra aggraver et généraliser une situation salariale désolante qui touche déjà fortement les BIATTS (25% d’entre eux et elles touchent moins de 1250€/mois) et les femmes (20% d’entre elles gagnent moins de 1000€/mois contre 10% des hommes). Pendant ce temps, les ouvertures de postes, toutes catégories confondues, ne correspondent toujours pas aux besoins de l’ESR et à la hausse du nombre d’étudiant·e·s.

Nous, personnels titulaires et non-titulaires de l’ESR, enseignant·e·s-chercheur·e·s, chercheur·e·s, BIATSS, étudiant·e·s, simples soutiens, organisations scientifiques et syndicales, soutenons le Collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR. Nous exigeons du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la mise en place immédiate des mesures suivantes. Ces mesures, dont la simplicité met en lumière l’aberration de la situation actuelle, doivent faire l’objet de mesures ministérielles contraignantes et de financements suffisants. Elles devront être mises en place en lien avec les premier·e·s concerné·e·s, le Collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR et les organisations syndicales de l’ESR :

  • Titularisation des tou·te·s les contractuel·le·s et vacataires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche travaillant sur des fonctions pérennes !
  • Création massive et financement public de contrats doctoraux et de postes de titulaires à l’Université et dans la Recherche pour l’ensemble des corps de métiers (enseignant·e·s et/ou chercheur·e·s, bibliothécaires, personnels administratifs, techniques et sanitaires…), notamment par la réaffectation de l’argent du Crédit Impôt Recherche !
  • Audit public sur l’état de la précarité dans les Universités et les organismes de recherche, et recensement dans les bilans sociaux des établissements du nombre et du poids des contractuel·le·s, des vacataires et des sous-traitant·e·s !
  • Mensualisation du paiement des vacataires et des contractuel·le·s, et respect du droit du travail (comme l’obligation de signature d’un contrat de travail avant la prise de fonction, et de remise de fiches de paie mensuelles) !
  • Fin du travail gratuit et rémunération de toutes les activités invisibles effectuées par les non-titulaires : surveillances d’examens et correction de copies, heures supplémentaires non payées, vacations et activités de recherche non rémunérées, recours abusif aux stages, etc.
  • L’accès au doctorat doit être un droit pour tout·e·s : les doctorant·e·s doivent être rémunéré·e·s décemment pour réaliser leur travail de production de connaissances, sans limitation a priori de la durée des thèses et avec exonération des frais d’inscription !
  • Transparence dans l’attribution des financements de thèse, des postes d’ATER et des contrats post-doctoraux, et dans les procédures de qualification et de recrutement des enseignant·e·s-chercheur·e·s : publication des rapports des comités de sélection et motivation individualisée des refus !
  • Allongement de la durée de rattachement des nouvelles/aux docteur·e·s à leur laboratoire, avec accès aux locaux et aux financements au même titre que les titulaires !
  • Abrogation des critères de nationalité dans l’accès aux postes et financements, et attribution d’un titre de séjour de « travailleur·e » aux doctorant·e·s et docteur·e·s étranger·e·s, afin qu’ils et elles puissent bénéficier des allocations-chômage dues à l’issue de leur contrat de travail !
  • Lutte contre les discriminations systémiques à l’Université et dans la Recherche qui s’appuient sur et qui renforcent les situations de précarité !

Mai 2016: #ArnaqueESR #PenurieESR

28 et 29 MAI Rencontres Nationales du collectif des précaires de l’ESR :

http://precairesesr.fr/

26 MAI Contre la LOI TRAVAIL

25 MAI

Cédric Villani au 7h-9h de France Inter

Thierry Mandon au TelSonne de France Inter

http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-restrictions-budgetaires-menace-sur-la-recherche#comments

24 MAI :

-Alain Fuchs, président du CNRS, s’exprime au conseil scientifique du CNRS (en direct par François Bonnarel, élu SNTRS-CGT au CS et Sciences en Marche Strasbourg)

-Motion des 5 conseils scientifiques des organismes de recherche ici :

Motion des 5 Conseils Scientifiques CNRS, Inserm, Inra, Ined, IRD 

Etat d’urgence dans la recherche 

Les conseils scientifiques du CNRS, de l’INRA, de l’IRD, de l’INED et de l’INSERM s’indignent de l’annonce brutale du projet de suppression par décret de 256 millions d’euros de crédit 2016 pour la « Mission interministérielle Recherche et Enseignement supérieur », qui porterait pour 134 millions sur les organismes de recherche (CNRS, INRA, INSERM, CEA, INRIA, etc.). Cette décision contredit radicalement les engagements pris en début d’année par le secrétariat d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, et réaffirmés le 14 mars par le président de la République. Elle provoque stupeur et consternation dans l’ensemble du monde scientifique, comme en témoigne la prise de position commune de personnalités scientifiques de premier plan dans une tribune parue dans Le Monde du 24 mai 2016. Cette coupe claire, qui arrive très tardivement en cours d’année, va complètement déstabiliser les projets en cours et la structuration des équipes et des laboratoires, dans un contexte où l’emploi scientifique (chercheur.se.s, ingénieur.e.s, technicien.ne.s) a déjà été durement touché ces dernières années. Des décisions prises en conséquence dans l’urgence risquent de coûter à terme très cher à la collectivité et de détourner les jeunes générations de la recherche. Les conseils scientifiques demandent au gouvernement de surseoir à ce projet contre-productif, et de considérer réellement la recherche et l’enseignement supérieur comme un investissement d’avenir.

Mardi 24 mai 2016

1) Motion validée par :

  • Bruno Chaudret, président du conseil scientifique du CNRS ;
  • Alain Tedgui, président du conseil scientifique de l’Inserm ;
  • Frédéric Dardel, président du conseil scientifique de l’Inra ;
  • Gustavo de Santis, président du conseil scientifique de l’Ined ;
  • Gilles Pison, président du conseil scientifique de l’IRD.

 

-Patrick Lemaire à la Tête au carré de France Inter à 14h (voir lettre Sciences en Marche à nos dirigeants et commission des finances de l’AN: http://sciencesenmarche.org/fr/blog/2016/05/23/mm-valls-et-hollande-cessez-de-sacrifier-le-futur-de-notre-pays-sur-lautel-du-court-terme/).

-Guillaume Bossis sur France3 Languedoc-Roussillon : http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/montpellier/les-scientifiques-du-cnrs-montpellier-denoncent-les-coupes-budgetaires-de-la-recherche-1005325.html

23 MAI :

-http://huet.blog.lemonde.fr/2016/05/23/universites-et-recherche-coupes-budgetaires/

– Nom de l’article : La communauté scientifique s’émeut de l’amputation des budgets des organismes de recherche

http://www.lemonde.fr/acces-restreint/sciences/article/2016/05/23/6d6e649a696868c594696a66629f6c_4924630_1650684.html

-tribune des Nobels:

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/23/coupes-budgetaires-dans-la-recherche-huit-grands-chercheurs-denoncent-un-suicide-scientifique-et-industriel_4924612_3232.html#xtor=RSS-3208

#SciencesDebout

sem en marche 2015L’objet de l’Université est de créer, transmettre, conserver et critiquer les savoirs. Sur toutes les places participant à la #NuitDebout, de jeunes chercheurs et des universitaires chevronnés ont lancé l’idée de #SciencesDebout :  il s’agit de contribuer à ce mouvement de renouveau démocratique par des zones d’éducation populaire. Le protocole est simple. N’attendez le mot d’ordre de personne pour diffuser vos connaissances ; munissez-vous d’une pancarte mentionnant #SciencesDebout, la discipline ou le thème dont vous souhaitez parler et un message de votre choix. Une foule curieuse et dense viendra spontanément vous poser des questions. Des pics d’activité sont prévus samedi, après la manifestation, et ce dimanche après-midi.

https://www.facebook.com/sciencesdebout/

Lancement de ‪#‎SciencesDebout‬ Montpellier Samedi 9 avril 19h esplanade Charles de Gaulle
http://sciencesenmarche.org/fr/montpellier/

Lancement de ‪#‎SciencesDebout‬ Lyon Samedi 9 avril Place Guichard https://twitter.com/tristandissaux/status/718396504281595904

https://twitter.com/hashtag/NuitEtoileeDebout?src=hash&ref_src=twsrc^tfw

https://www.facebook.com/NuitDebout/?fref=ts

 

Pétition : urgence à créer des postes de titulaires

https://www.change.org/p/thierry-mandon-il-y-a-urgence-à-créer-des-postes-d-enseignants-chercheurs-titulaires-à-l-université

mardi 22 mars 2016Les effets sur l’emploi des politiques d’austérité se font cruellement sentir à l’université. Parce que, depuis quelques années, les universités ne créent quasiment plus de postes d’enseignants-chercheurs titulaires et qu’elles tendent par ailleurs à en geler ou à en supprimer, la situation est devenue catastrophique dans de nombreux départements.

Nous, enseignants du département des sciences de l’éducation de l’université de Saint-Étienne, qui exerçons dans un des départements universitaires les plus sous-encadrés en France, nous voulons, en prenant appui sur notre situation, alerter sur les effets de l’absence de recrutement d’enseignants-chercheurs titulaires.

Cette année, notre département compte 4,5 enseignants-chercheurs titulaires pour encadrer un cursus complet de 600 étudiants (les départements de même taille disposent en moyenne de 15 à 25 enseignants-chercheurs). Il fonctionne avec plus de 40 vacataires, 2 ATER et 2 CDD d’un an renouvelable, occupés par de jeunes collègues, dont les conditions de salaire et d’emploi sont désastreuses (800 euros pour 192 h de cours annuel ; 1600 euros pour 384 h). Moins d’une heure de cours sur cinq est assurée par un enseignant-chercheur titulaire. Malgré cela, voilà deux ans que notre département n’a pas obtenu de poste et il n’est pas prévu de lui en accorder cette année.

Ce sous-encadrement produit des effets en cascade : non-recrutement des docteurs sans poste, conditions de travail désastreuses pour titulaires et précaires, manque de disponibilité des enseignants pour les étudiants. Notre problème s’étend aussi aux autres départements de l’université avec lesquels nous sommes, à regret, placés en concurrence. Sans création de postes, il faudrait, en effet, pour rééquilibrer les ressources, procéder durablement à des réaffectations de postes entre composantes ou au sein des composantes.

Par cette pétition, nous souhaitons informer la communauté universitaire de notre situation et recueillir son soutien. Mais nous avons conscience que notre situation recouvre des enjeux qui nous dépassent. Les départements comme le nôtre ne doivent pas devenir des « laboratoires du changement » et servir à expérimenter ainsi qu’à légitimer une baisse drastique du nombre d’enseignants-chercheurs titulaires à l’université et, corollairement, le développement d’emplois précaires et mal rémunérés. Si ces situations finissent par être acceptées, ces départements ne manqueront pas de devenir la preuve vivante qu’un cursus complet de plusieurs centaines d’étudiants peut fonctionner avec un nombre très réduit d’enseignants-chercheurs titulaires, ce qui contribuera à relativiser la portée des futures revendications sur les recrutements.

Dans un contexte où l’IGAENR fait des propositions particulièrement inquiétantes de modulation de service pour les enseignants-chercheurs, il est indispensable que les enseignants-chercheurs titulaires se mobilisent pour l’emploi scientifique et pour défendre leurs conditions de travail. Leur mobilisation doit converger avec celle, actuellement en cours, des personnels précaires de l’enseignement supérieur.

Ensemble, interpellons tant les responsables politiques que les présidents d’université pour :

1)      Qu’ils prennent en compte la situation très préoccupante de l’emploi scientifique et les effets désastreux produits par cette situation sur toute la communauté universitaire (enseignants, étudiants, mais aussi BIATSS).

2)      Qu’ils reconnaissent qu’une marge de manœuvre existe à condition que soient rediscutées les modalités actuelles du financement de l’enseignement et de la recherche (à commencer par le Crédit Impôt Recherche).

3)      Qu’ils dégagent les moyens nécessaires au recrutement d’enseignants-chercheurs titulaires, indispensables au bon fonctionnement des universités.

Cette pétition sera remise à:
  • Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
    Thierry MANDON
  • Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
    Najat Vallaud-Belkacem
  • Présidente de l’université de Saint-Etienne
    Michèle Cottier